XML

xmlAu fil de ses révisions successives, HTML a évolué. A l’origine simple langage de balisage permettant un formatage logique des textes, il s’est enrichi de balises variées qui permettent de spécifier quelle doit être l’apparence que le texte doit prendre à l’écran mais ce balisage physique ne donne aucune information sur le sens du texte balisé.

Précisons, on ne pouvait avec les balise de type H que spécifier l’importance relative d’un titre, les navigateurs se chargeaient, chacun à leur manière, d’interpréter cette hiérarchie de sens en corps et graisses variés. Il est aujourd’hui possible de spécifier le corps, la police, le style la couleur mais indépendamment du sens des portions de texte ainsi formatées.

L’évolution quelque peu chaotique du HTML a pu être perçue par les graphistes comme une évolution positive dans la mesure où elle leur a permis un contrôle croissant – encore qu’imparfait – sur la mise en page des pages web mais à y regarder d’un peu plus loin, HTML est devenu un langage ambigu à mi-chemin entre formatage logique et formatage physique.

Dans sa version actuelle, HTML n’est pas capable de décrire des contenus élaborés et de plus, les navigateurs interprètent différemment un grand nombre de balises. Pour ces raisons (et aussi parce que c’est un langage bien trop permissif) HTML ne peut répondre aux besoins du futur. Il n’y aura d’ailleurs pas de version 5 de la norme.

Les spécialistes du W3C ont choisi de répondre aux besoins actuels en proposant le XML (eXtensible Markup Language).

Comme HTML, XML dérive du langage SGML (un langage très complet mais bien trop complexe pour le web) Les élément XML ne servent qu’à décrire la signification de leur contenu, l’utilisateur peut définir de nouvelles balises en fonction de ses besoins et en communiquer la syntaxe grâce à une DTD (Définition de Type de Document). C’est aussi un langage très structuré.

La recommandation XML 1.0 a été publiée en 1998 et XML deviendra sans doute le lagage principal pour faire des pages web mais cela va prendre du temps. D’une part parce que l’existant est important et rédigé pour l’essentiel en HTML (il existe environ un milliard de pages web dans le monde) d’autre part parce que XML ne peut permettre à lui seul de réaliser des pages au sens où un graphiste l’entend.

XML ne fait en effet que décrire des contenus, il faut donc lui adjoindre des feuilles de style indiquant aux navigateurs comment ils doivent afficher les pages. C’est l’objet de la recommandation XLS.

Le passage de HTML à XML ne se fera pas en un jour compte-tenu du nombre de pages existantes. Il faut néanmoins se faire à l’idée que HTML est arrivé au terme de son évolution et la nouvelle recommandation que vient d’adopter le W3C, XHTML Basic constitue le début d’une transition vers XML.